Wednesday, March 21, 2007

3 jours de stage au compteur

Comme promis, voici le comment du pourquoi je suis à Pune. Ben j’ai vu de la lumière… Et j’ai rejoins le programme de micro finance d’une ONG indienne Swabhimaan, qui bosse en collaboration avec Inter Aide, une ONG française, en support « technique » d’un réseau de 7 ONG locales, qui ont elles des programmes de micro finance ou de developpement familial. Facile non ?

Alors, la micro finance… Qu’est ce que ça peut bien vouloir dire ? (L.I.D.O ça serait une danseuse ?*). C’est l’ensemble des services financiers (micro crédit, micro épargne, micro assurance) destinés aux exclus du système financier traditionnel. Pour plus d’info, il y a wikipedia !

Et moi la dedans, je vais mener 2 études pour Swabhimaan (une des 2 ONG support) sur les Instituts de Micro Finance (IMFs) du réseau (3, parmi les 7 ONG), une pour aider les agents de micro-crédit à mieux évaluer le client pour mieux répondre à leurs besoins et un comparatif entre différents IMFs.

Depuis trois jours, , je découvre, je rencontre toutes les personnes de Swabhimaan, et aujourd’hui, j’ai été visité un des IMF : Disha Kendra. Les locaux sont au beau milieu d’un bidonville. J’ai passé la matinée à rencontrer les « Branch managers » et à discuter avec eux pour comprendre comment tout ceci fonctionne concrètement.

Et cette après-midi, j’ai fait un grand tour de plusieurs bidonvilles de Pune, accompagnée de 2 personnes de Disha Kendra, parce qu’une de mes collègue de Swabhimaan avait besoin de photos (que je me suis fait un plaisir de faire évidement !).

Quelques clichés donc :

Sur le chemin, tout semble « normal » – voici l’Inde développée :

Mais soudain, c’est le drame

Nous on était là aussi pour rencontrer quelques personnes pour qui la micro finance a été un vrai déclencheur et les a un peu sorti de leur situation –les success stories de Disha Kendra.

D’abord il y a eu cette femme qui a maintenant son petit magasin, et donc des revenus réguliers. Elle nous explique comment elle a utilisé ses prêts puis nous emmène chez elle, et enfin pose avec ses 2 filles.

On rencontre ensuite une autre femme qui tient un commerce de bracelets. De même, elle nous fait part de son expérience, et pose avec son petit fils.

On poursuit notre chemin, on change de bidonville ; à chaque fois accompagnée de 2 personnes qui travaillent sur le terrain au quotidien et nous guident. Elles nous montrent leurs « partners » les plus sérieux.

Cette femme qui pose avec une chèvre

Cette autre femme a repris l’entreprise de bois de son mari après sa mort

Puis le bidonville, plus généralement :

Les toilettes publiques (le bâtiment a droite)

Des hommes qui jouent aux cartes

Des femmes qui jouent aussi (à Puissance 4 ?)

Des rues, des rues et des ruelles

Une arrivée d’eau (suffisamment rare pour en parler)

Une vache et une benne à ordure
(Spéciale cace-dédi à Anne, l’amie des animaux)

Deux bidonvilles « originaux »:

Un en bord de fleuve

Et un de part et d’autre d’une voie de chemin de fer

Avec un train qui fait quelques aller-retours de temps en temps. C’est la fin de la voie, donc le train ne va jamais très vite. Mais quand même… Quand le train arrive, tout le monde crie pour alerter la population.

Là, le gamin court devant le train qui avance

Je me suis baissée pour prendre ces enfants, entre le sol et le plancher du train

Les enfants montent dans le train. Oui, les portes c’est souvent en option ici, dans les bus comme dans les trains ; donc ils peuvent grimper dans les wagons sans problème

Puis ils sautent quand le train repart

Et pour continuer: des enfants, des enfants et encore des enfants de tous les bidonvilles que j’ai traversé




*NDLR : Que ceux qui n’ont pas compris ne cherchent pas à comprendre

Sunday, March 18, 2007

Arrivee en Inde

Voila maintenant un peu plus de 24h que j'ai posé les pieds sur le territoire indien. Et tout va bien!

1ere info: je suis a Pune - mais ou que c'est donc Pune?

1er choc, de l'avion:
10 secondes avant l'atterrissage, a quelques mètres au dessus du sol

Puis du taxi pour rejoindre le centre de Bombay - en exclusivité, les premiers cliches:

Des indiens qui attendent
Des rickshawsUn bus rouge et des taxi noirs - Is it London baby?
Une vacheEt puis le bus qui m'emmène a Pune - un bon rouleau de scotch, ca peut toujours servir!Le demi-milliard d'indiens qui s'était donné rendez-vous pour prendre l'autoroute
Quelques private jokes pour la route:

Maman
Des échafaudages dernier cri, en bambou - et la déforestation alors ?
Amis capgeminiens
la banque-assurance, une realité indienne aussiKanbay recrute
Enfin, pour tous et pour résumer, quelques chiffres/faits:

- 24h de route, porte a porte, dont:
  • 10h d'avion (paris-london, london-mumbai)
  • 30 min de taxi
  • 5h de bus
  • 15 min de rickshaw
  • et tout le reste d'attente !
- la température extérieure est de plus de 30 degrés en journée - sauf dans la piscine cet apres-midi

- l'Inde a perdu hier contre le Bangladesh pour son match de la Cricket World Cup

- je vis temporairement dans un appartement au 9e étage, chez un français qui m'accueille gentiment (merci gégé) - qui, en échange, me demande de dire qu'il est beau, riche, intelligent et célebre mais qu'il ne se la pete pas du tout

- sur une échelle de 1 a 10, je vais bien a 10/10 (peut être 11 même), donc ne vous inquiétez pas pour moi!

Bisous a tous
Et prochainement plus d'info sur qu'est ce que je suis bien venue faire ici non mais?