Côté scoot : 2 crevaisons, 1 embarquement à la fourrière, 2 pannes d’essence, et une belle mort, sous la pluie, par un vendredi soir de juin... peut être qu’il ressucitera, mais plus avec moi, parce que c’est décidé, je change de loueur
Côté travail : 30 interviews pour mon études sur les activités économiques des bidonvilles, 20 interviews menées pour mon étude sur l’endettement des ménages – avec des grands moments:
« J’ai 31 ans, je me suis marriée à 15 ans, j’ai eu mon permier enfant 3 ans après, il a aujourd’hui 17 ans »- Madame, si on vous a congelé pendant 4 ans, vous êtes en droit de vous plaindre- et ca finit en « on va plutôt mettre 35, ça vous va comme âge ? »
« J’ai fait un un prêt de 86,000 ruppees, et maintenant je vais payer pendant 5 ans des instalements mensuels de 11,000 Ruppees » - « Monsieur, sans vouloir être désagréable et remettre en question ce que vous me dites, je ne pense pas que City prenne le risque de faire des prêts à 600%... Est ce que vous pouvez me réexpliquer ? »
Côté temps : 8m12 d’eau tombés, 2 paires de chaussures mortes (paix à leurs âmes), 4h pour rentrer de mon bidonville chéri... ça y est, la mousson a vraiment commencé... c’est pas très drôle en fait, il pleut en moyenne 3 à 4 fois par jour, pendant 30 min à 1h – de la bonne grosse pluie qui trempe jusqu’à l’os en quelques secondes. Comme l’air est toujours humide, rien ne sèche. Faut que j’investisse dans des bottes et un bon imper. Et le rapport entre le temps et mes tongues, c’est que ni le plastique, ni la paille, ni le cuir ne résiste à trop d’eau. Et les 4h pour traverser Pune (=un peu comme si le bidonville était dans le 16è-ahah et que j’allais dans le 19è) c’est parce que quand t’as pas de chance, t’en as pas. Et aussi que quand il pleut trop fort, impossible de conduire... L’avantage, c’est que c’est l’occasion de s’arrêter sous la devanture du Dominos’s Pizza attendre que ça se calme, de retrouver la foi et d’y retourner, de se réarrêter dans un resto cette fois et de se faire inviter par des étudiants indiens qui ont surement pitié, et d’y re-retourner –c’est là que la tongue lâche, et de crever alors qu’il est bientôt 21h30 et qu’on est vendredi et que là ca commence à faire trop, et de galérer pour trouver un garage ouvert, parce qu’on est toujours vendredi 21h30 et de finalement arriver chez soit à 23h, et de prendre une douche froide, parce qu’il y a la troisième coupure de courant de la journée, et de repartir sous la pluie rejoindre ses amis pour festoyer, et de se sentir bien à l’abri au chaud pour festoyer, et de festoyer pour avoir chaud, et de se coucher quand le soleil se lève (pour avoir chaud encore) et de se relever 2 heures plus tard pour aller travailler alors qu’on est samedi cette fois, mais comme le social worker/interprète avec qui je bosse n’est plus disponible après, ben c’est comme ça, et de l’attendre 30 minutes parce qu’il est en retard, parce que le saviez-vous ? Les indiens sont toujours en retard...oui, je radotte.
Donc la mousson, c’est bien, le soleil c’est mieux !
Thursday, June 28, 2007
We a Baroda - suite et fin
Etant devenue une femme pressée ces derniers temps (rush post décalagomania indienne), pas trop le temps de prendre le temps de m’étendre sur mes we...
En bref et en image (3 weeks before, comme ils disent ici):
Bien arrivée le samedi matin pour un week-end avec Alberto de Baroda, camarade de promo, co-résident en 1ere année d’école, en stage dans le Gujarat - stop- fais connaissance des gentils colocs d’Albert autour d’un gros petit dej miam - stop - découverte du centre ancien de Baroda (qui ressemble fortement à Pune d’ailleurs : des constructions à 2 étages en bois, des ruelles et des marchands de sarrees) – superbe Shiva pieds dans l’eau

Leçon de cuisine avec son cuisto népalais ; à l’ordre du jour : le chapati ! Délicieuse galette à base de farine de blé et d’eau et c’est tout.

Leçon de bricolage ; à l’ordre du jour : le barbecue ! Il nous faut : des briques/pierres, une grille, du charbon, de la viande, des bières. C’est pas sorcier mais pourtant...
1.Pour les briques, ce sera dans le chantier du voisin (vilain)
2.Pour la grille, on négocie dur le mètre de grillage dans un petit magasin sur le chemin
3.Pour le charbon, on délègue (on fait un école de « management », non ?)
4.Pour la viande, on va chez le boucher – beh oui, tout simplement... Faut bien ouvrir les yeux pour le trouver... et après faut bien les fermer...

5.Pour la bière, on va m’acheter un permis boisson... Parce que dans le Gujarat, la consommation d’alcool est réglementée, il faut un permis et il y a des quotats par permis.
Mission réussie, cheveux dans le vent ; et ça, c’est important

Et barbec finalement avec la petite communauté étrangère de Baroda, proportionnellement beaucoup plus petite que celle de Pune. Bizarre bizarre
Dimanche – Départ tardif pour Champaner, un site à une cinquantaine de kilomètres de Baroda, by bus. C’est l’ancienne capitale du Gujarat, tombée sous les lances aiguisées du Sultan Mahmud Begara, qui a alors fait construire des murailles et quelques mosquées. On fait le un petit tour, on essaye de négocier l’entrée dans la mosquée (tarif encore scandaleux pour nous autres pauvres foreigners) et on n’entre pas finalement.

On prend un 4x4 pour monter jusqu’à un télécabine, pour atteindre un temple tout la haut... sauf qu’il est finalement trop tard pour le télécabine... On se satisfera d’un Thumbs’Up (le coca indien, une fierté nationale, fabriqué par Coca pourtant – pareil en plus sucré/épicé) aux pieds de la colline. Puis retour à Baroda pour prendre mon bus. Et bus de nuit pour Pune, parti en retard, arrivé en retard, donc je file directement au taf, sans douche, sans pti dej... Le lundi au soleiiiiill ...
En bref et en image (3 weeks before, comme ils disent ici):
Bien arrivée le samedi matin pour un week-end avec Alberto de Baroda, camarade de promo, co-résident en 1ere année d’école, en stage dans le Gujarat - stop- fais connaissance des gentils colocs d’Albert autour d’un gros petit dej miam - stop - découverte du centre ancien de Baroda (qui ressemble fortement à Pune d’ailleurs : des constructions à 2 étages en bois, des ruelles et des marchands de sarrees) – superbe Shiva pieds dans l’eau

Leçon de cuisine avec son cuisto népalais ; à l’ordre du jour : le chapati ! Délicieuse galette à base de farine de blé et d’eau et c’est tout.

Leçon de bricolage ; à l’ordre du jour : le barbecue ! Il nous faut : des briques/pierres, une grille, du charbon, de la viande, des bières. C’est pas sorcier mais pourtant...
1.Pour les briques, ce sera dans le chantier du voisin (vilain)
2.Pour la grille, on négocie dur le mètre de grillage dans un petit magasin sur le chemin
3.Pour le charbon, on délègue (on fait un école de « management », non ?)
4.Pour la viande, on va chez le boucher – beh oui, tout simplement... Faut bien ouvrir les yeux pour le trouver... et après faut bien les fermer...

5.Pour la bière, on va m’acheter un permis boisson... Parce que dans le Gujarat, la consommation d’alcool est réglementée, il faut un permis et il y a des quotats par permis.
Mission réussie, cheveux dans le vent ; et ça, c’est important

Et barbec finalement avec la petite communauté étrangère de Baroda, proportionnellement beaucoup plus petite que celle de Pune. Bizarre bizarre
Dimanche – Départ tardif pour Champaner, un site à une cinquantaine de kilomètres de Baroda, by bus. C’est l’ancienne capitale du Gujarat, tombée sous les lances aiguisées du Sultan Mahmud Begara, qui a alors fait construire des murailles et quelques mosquées. On fait le un petit tour, on essaye de négocier l’entrée dans la mosquée (tarif encore scandaleux pour nous autres pauvres foreigners) et on n’entre pas finalement.

On prend un 4x4 pour monter jusqu’à un télécabine, pour atteindre un temple tout la haut... sauf qu’il est finalement trop tard pour le télécabine... On se satisfera d’un Thumbs’Up (le coca indien, une fierté nationale, fabriqué par Coca pourtant – pareil en plus sucré/épicé) aux pieds de la colline. Puis retour à Baroda pour prendre mon bus. Et bus de nuit pour Pune, parti en retard, arrivé en retard, donc je file directement au taf, sans douche, sans pti dej... Le lundi au soleiiiiill ...
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